La broche Ecossaise
- Anne-Caroline
- 15 sept. 2019
- 2 min de lecture
Le XIXe siècle est une période fascinante parce qu’elle se lit, sur le plan artistique, à la lueur de l’anecdote, cette petite histoire qui bientôt devient la grande, et est érigée en mode.
Je m’attarde aujourd’hui sur cette broche qui est un bijou dit écossais, tel que la Reine Victoria en a lancé la mode.
Lorsqu’en 1848 le couple royal achète le château de Balmoral en Ecosse, son « cher paradis des Highlands », la reine et ses enfants apprennent l’histoire de l’Ecosse et ses danses traditionnelles tandis que le prince Albert s’initie immédiatement à la langue gaélique.

Déjà, la société anglaise est pétrie des poèmes romantiques de Sir Walter Scott célébrant la culture de son île et la famille royale s’enthousiasme des longues promenades sur ce territoire inhospitalier et sauvage loin de l’étiquette rigide de la cour.
Le prince Albert se fait créer le sien qui est toujours porté par la famille royale britannique à l’heure actuelle. Chacun porte le tartan dont l’industriel W.Wilson a édité un recueil (chaque tartan est attaché à une famille).

Pour accrocher le kilt et l’écharpe écossaise, les broches traditionnelles privilégient l’argent, les motifs et les pierres d’inspiration gaélique.
La reine Victoria, plus grand monarque de son temps, a, de notoriété publique, une passion pour les bijoux. Elle en dessine, en fait faire, en offre et s’en fait offrir tout au long de sa vie, comme gage d’amour ou symbole de pouvoir.

Quand elle arbore ses broches ovales en agathe rubanée, ses bijoux en pierres dures, ses chardons et motifs ancestraux ornés de pierres dures, la mode dite de la “Balmoralité” est lancée . Elle est une promotion pour l’agrément de la culture écossaise à travers non seulement les bijoux et les tartans (le prince Albert se fera créer le sien) mais aussi les objets qui portent des motifs écossais et que les anglais appellent “tartanware”, les écrits et les oeuvres picturales.





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