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2 pièces de vaisselles typiquement anglaises

Quand je suis arrivée en Angleterre il y a 10 ans, je me suis intéressée aux objets courants pour mieux comprendre le quotidien anglais. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que malgré des études d’histoire de l’art, malgré la proximité de la France et de l’Angleterre, malgré le fait que j’appartienne à une famille anglophile, je ne connaissais pas certaines pièces que je croisais pourtant très fréquemment.

Dans ce cas, la difficulté est double : il faut à la fois nommer un objet que l’on ne connait pas et lui redonner une existence par sa fonction, son histoire et sa valeur marchande.

Voici 3 objets que j’ai rencontré ici et qui font partie de l’identité de l’Angleterre. Les trouve-t-on ailleurs? Certainement parce que les objets voyagent. Sont-ils attachés à cette île? Nécessairement, parce qu’ils sont le reflet d’une histoire culinaire propre à ce territoire.

L’expression “Bread and butter” signifie deux choses en anglais : à la fois la première, principale, effective source de revenus et ce qui est essentiel, nécessaire et vita, en opposition à ce qui est accessoire et superflus.

Nous avons donc, à ce titre, des pièces usuelles qui, ayant trait au pain et au beurre, constituent un bon terrain d’étude.




Voici une fourchette à pain en métal argenté dont le motif classique représente des volutes et feuillages d’acanthe en relief . Il est étonnant de constater qu’en France ou le pain est si présent, nous nous servions à main nue dans la corbeille collective . Cela ne se fait traditionnellement pas en Angleterre où l’on se doit d’utiliser, dans les meilleurs maisons, une fourchette pour prendre les toasts et les poser dans son assiette individuelle afin de le beurrer par exemple.

Voici une autre pièce qui se rencontre fréquemment, selon l’extraction sociale de ses propriétaires, sur les tables victoriennes.

Ce plat à pain est en porcelaine blanche épaisse à decor imprimé dit “Chintz” dans un bleu de cobalt profond parce que très concentré. Le motif de fond, aux fleurs de sakuras (cerisiers du japon) ainsi que les réserves dans lesquelles s’inscrivent les oiseaux, permet de le dater de ce que les anglais appellent “the esthetic movement period” qui correspond aux années qui suivent l’ouverture du Japon au XIXe siècle

Le fait que cette pièce ait été à la fois moulée (motif de grattoir en relief sur le bord extérieur), imprimée et dorée (filet visible sur les réserves des oiseaux et le bord extérieur) en dit long sur la situation financière de la clientèle à laquelle était destiné ce plat.



Vous pouvez retrouver ma boutique ici

A bientôt pour de nouveaux articles,


Anne-Caroline le Mintier

 
 
 

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